VILLE DE METZ
La Grange aux Bois : Nature sacrifiée ...
La Grange-aux-Bois n’a pas besoin de cela. Elle connait déjà assez de problèmes non résolus par la municipalité, pour qu’on ne la prive pas de son parc et de sa roseraie. Or, tel est
cependant le dessein des responsables de la Ville et de l’agglomération. Car pour faire place au transport en commun en site propre baptisé "Mettis", il n’est rien moins question que de tailler
dans les espaces naturels du quartier.
Créer une nouvelle route à cent mètres de celle qui existe, un nouveau carrefour à une distance semblable de celui qui prévaut, constituent des choix que réprouve la population. D’autant que
pour réaliser ces infrastructures, le projet envisage de traverser un espace vert, le parc, la roseraie. Sacrifier ces éléments de qualité de la vie à un projet aussi coûteux qu’hypothétique,
voilà une bien étrange manière de tenir compte de l’intérêt des habitants et…de leurs deniers.
... commerce crucifié !
Dans le quartier, la même façon de procéder prévaut à propos du stationnement. Le pôle commercial qui dispose d’un certain nombre de places permettant aux clients de faire halte, menace
d’être privé de cette possibilité. Le tracé du TCSP a semble-t-il besoin de ces espaces urbains, mais le plus grave de tout est que cela s’opère sans concertation. Les commerçants du
secteur viennent de découvrir le pot aux roses. Or, selon l’adage toujours vérifié "no parking, no business", si l’on supprime le stationnement, autant aussi amener les enseignes.
Devant les Ponts : activisme commercial
Depuis le départ des Grands moulins de Strasbourg, le foncier dégagé devait offrir une solution urbaine de réorganisation du secteur qui en a bien besoin. Très vite, un besoin de logement
s’était manifesté dans ce quartier de la route de Lorry. Or, après une résolution en faveur de l’habitat et des mois de tergiversations, voici que l’on sort du chapeau…un projet de
supermarché.
L’urbanisme commercial doit être une option diablement intéressante pour qu’on lui sacrifie les principes, les choix opérationnels de départ et l’intérêt public. Mais sans doute dans ce
quartier en manque de logement, la concurrence commerciale n’était-elle pas suffisante…
Communication : toujours plus !
Communiquer c’est formidable. Sur-communiquer revient à brouiller le message. La Ville de Metz s’en engagée dans cette seconde logique.
Son service spécialisé connait une inflation des effectifs et voici que suivent ses effets sur la publication "maison". Metz-Magazine grimpe en pagination, en nombre de hors-série et surtout
en coût pour la collectivité. La facture passe de 295 000 à 358 000€ en un an. C’est de la "com’" galopante !
VILLE DE METZ
Pavé dans la marre
Les Messins pouvaient le soupçonner au début de l’été. A la fin de la période estivale, ils ont désormais la preuve qu’en matière de travaux, la municipalité se prend les pieds dans le tapis.
Devant la thrombose du trafic engendrée par l’ouverture de chantiers partout, le maire a été contraint de s’expliquer. Il devrait aussi le faire cette fois, mais il envoie courageusement ses
services techniques au créneau.
Tandis que les entreprises ont entrepris la pose des pavés place de la République, la Ville vient soudainement de s’apercevoir qu’ils sont trop clairs pour permettre la lecture vidéo de sa
circulation par le fameux busway. Un comble lorsqu’on sait que les travaux d’aménagement de la place ont été bloqués pour inclure le programme de transports en commun qui tient tellement au
cœur du maire.
Résultat, il faudra arracher une partie de ce pavement et le remplacer par une pierre plus sombre. Si tout cela n’est pas une politique à la gribouille …
REGION
Chef de file
Nathalie Colin-Oesterlé sera chef de file du Nouveau Centre lors des prochaines élections régionales. Après avoir été
désignée pour mener la campagne des Européennes pour son parti, l’élue messine d’opposition et présidente de Moselle du Nouveau Centre est à nouveau au premier rang de la bataille politique.
Serpent de mer
Le Président du conseil régional souhaite valoriser de concert les sites de Chambley et de Madine. Ainsi, à la grosse bulle à vocation aéronautique, dont le seul effet sera de favoriser le
décollage de la candidature du président sortant, voici que Jean-Pierre Masseret envisage de redorer le blason touristique du plan d’eau des côtes de Meuse.
Souvenons-nous que la dernière fois que des élus meusiens ont travaillé à ce dossier, ils se sont mis en tête de faire cotiser la Ville de Metz, qui tire sa ressource en eau de cette retenue. Ce,
à quoi, Jean-Marie Rausch s’est toujours légitimement refusé,sera-t-il accordé par son successeur ? En clair, les contribuables Messins payeront-ils pour que d’autres fassent des ronds dans
l’eau ? Pas sûr que le socialiste Dominique Gros soit sensible à ces sirènes-là.
METZ-METROPOLE
Des bureaux plutôt que la stratégie
Le développement économique est nécessaire. Mais dans cette démarche il convient de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Or, la création d’une Agence de développement économique
accomplie à grands frais (1,85M€) est une curieuse façon de procéder.
Communication, promotion, locaux, postes ont devancé la mise en place d’une vraie stratégie de développement et cette politique gribouille vient en doublon avec d’autres engagements, comme la
subvention de 4M€ pour assurer la promotion et la communication du Centre Pompidou. Etonnante spirale des dépenses !
La crise … connait pas
Metz-Métropole a choisi la pire année économique pour…créer un nouvel impôt. Ajoutée à la hausse des taxes sur l’eau et à la croissance des impôts locaux de la Ville de Metz, voilà une bien amère
surprise pour les contribuables déjà touchés par la crise. "Il est de notre responsabilité de tenir compte des changements intervenus dans l’économie mondiale" indique Nathalie
Colin-Oesterlé, qui s’étonne de ce que : "Le premier vice-président de Metz-Métropole insiste tellement pour ce projet de transport en commun en site propre. Sans doute est-ce pour
permettre au maire de Metz, qu’il est aussi, de coucher cette réalisation dans son bilan de fin de mandat."
Vouloir mener ensemble tous les projets de façon maximaliste a poussé Nathalie Colin-Oesterlé à voter contre la hausse de la fiscalité.
Schizophrénie politique
La question de la gouvernance de Metz-Métropole a fait couler beaucoup d’encre, y compris au plan national. Pas glorieux ! Pas plus que ne l’a été la méthode pour tenter de réduire la
voilure sous la pression des événements et de l’opinion. Il est d’ailleurs étrange d’apprendre qu’en réunion de bureau, Dominique Gros a voté contre la réforme. Puis on apprend ensuite, que dans
la coulisse, il s’est beaucoup activé pour que la motion présentée par le maire du Ban-Saint-Martin soit adoptée.
La main gauche semble ignorer ce que fait la droite !
VILLE DE METZ
Municipalisation de la Culture
La Culture doit être un fameux levier municipal pour que la Ville décide de doter son tout nouvel EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) d’une colossale subvention de 3,55M€. Soit
une augmentation de 300.000 € par rapport au budget 2008.
Comment se fait-il qu’une politique de fusion des moyens destinée à générer des économies se solde par une hausse ! Etonnante mutualisation.
Nathalie Colin-Oesterlé s’étonne aussi du "défaut de cohérence entre Arsenal, Trinitaires et salle de répétitions. Tout cela ressemble plus à un choix idéologique. Peut-être à une volonté de
municipaliser la Culture. Au prix fort ."
Chaos et pleutrerie
(Rue Belle Isle)
Les travaux c’est bien, car cela peut contribuer au développement. En revanche lorsque les chantiers et leurs cascades d’interdiction de circuler induisent des déviations qui ne fonctionnent pas,
cela suscite la grogne des usagers.
Or, début juillet leur humeur a atteint un tel niveau, que le Maire s’est senti obliger d’expliquer sa politique en tentant de faire porter le chapeau à ses prédécesseurs. Même si ces derniers
avaient nombre de projets, c’est Dominique Gros qui gère les affaires. Gouverner c’est choisir, d’autant que les pouvoirs de police du Maire s’exercent pleinement à propos de la coordination des
travaux. Dans le cas précis c’est le chaos dans les rues et « courage fuyons ! » à la conférence de Presse.

(Avenue Ney - Place de la République)
La fête plutôt que le social
Le vote de la hausse des impôts locaux – la première depuis un quart de siècle à Metz - a été suivie de la présentation d’un étrange compte administratif. Celui-ci retrace l’action menée au cours
de la première année. Or, il est si favorable, que l’on en vient à se demander pourquoi il faut plus d’argent à la Ville. "Ce n’est sûrement pas nécessaire et encore moins en période de
crise" insiste Nathalie Colin-Oesterlé. Une élue d’opposition qui fustige aussi "les faibles moyens dégagés pour le social, alors que dans le même temps la Nuit blanche bénéficie de 400.000
€. Par exemple le budget secours, annoncé en progression de 24 %, ne représente qu’une enveloppe de 27.000 €". Face à un tel budget municipal sans ambition, mais uniquement dépensier, l’élue
d’opposition a dénoncé l’inutile perte de pouvoir d’achat des contribuables.
Trouble politique de la ville
La politique de la Ville à Metz est une longue suite d’interventions. Elles sont le plus souvent très lourdes sur le plan financier et se traduisent par des réalisations. Cependant, elles
demeurent peu lisibles aux yeux de ceux qui les financent. "Cette politique est même carrément opaque. Elle devrait servir une véritable stratégie au service de l’insertion ou de la
réinsertion des publics en difficulté" estime Nathalie Colin-Oesterlé.
L’élue d’opposition réclame une politique de la ville qui s’apprécierait au regard de la maîtrise des dépenses et de l’atteinte des objectifs. Or, en l’espèce, les résultats sont troubles.
Conclusion : on paye, c’est tout !
Verts…moulus !
Les Messins imaginaient qu’avec une mouvance verte, la nouvelle majorité municipale allait être particulièrement soucieuse des arbres. Or, tous ceux qui sont restés sur place cet été, auront pu
constater les coupes claires opérées place de la République. Les platanes datant d’avant la 2ème Guerre mondiale ont été sacrifiés sur l’autel du tout béton et du futur busway.
Car l’aménagement en cours de la place de la République, c’est maintenant clair et net, fait table rase de la végétation. A croire que nos élus à la sensibilité écologique exacerbée sont
Verts…moulus !