Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 16:47

Equipements sportifs : point 5

 

Il y a quelques jours l’annonce dans la presse quotidienne régionale de l'intention de rachat des infrastructures immobilières du SMEC Tennis par la SAS Open Moselle a semé le trouble dans l'esprit des dirigeants et des adhérents du club sportif, et non sans raison.

 

La ville de Metz, propriétaire des terrains, a été contactée pour les vendre et vous y auriez réservé un "bon accueil". La ville verse aujourd’hui 15.000 € de subvention pour un budget de 300.000€, au second club lorrain de tennis, tant en termes de résultats qu’en termes d’adhérents (600). La ville s’occupe également de l’entretien courant.

 

Ce club est donc l'objet de convoitises avec une ambition tennistique régionale affichée, celle de promouvoir le tennis de compétition.

 

Si l'intention parait louable, plusieurs questions se posent auxquelles je n’en doute pas vous m’apporterez ce soir des réponses claires.

 

1. En quoi l'acquisition des infrastructures semble-t-elle si "capitale" aux yeux de la SAS Open Moselle ? En quoi l'ambition sportive est-elle conditionnée par le rachat des terrains, et semble si intimement liée à la réalisation du Grand stade (lire le Républicain Lorrain du 18 février, où l'on évoque la création d'un grand pôle avec la construction du grand stade...) ? Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui des passionnés du tennis d’investir financièrement dans ce club et de s’investir dans le projet sportif ?  

 

La privatisation de ce club présente un risque majeur, outre celui de voir des cotisations qui ne seraient plus du même niveau en termes financier, celui d’être lié au devenir de l’open de Moselle, lequel devrait être revendu d’ici 6 ans ….

 

2. Une estimation des biens a été demandée aux Domaines… Repose-t-elle sur la valeur actuelle des terrains de tennis ou sur ce qu'ils pourraient devenir ?

 

3. Le SMEC bénéficie aujourd’hui d’une convention de mise à disposition par la ville de Metz. En cas de rachat des infrastructures par la SAS Moselle open, qu’adviendra-t-il de cette convention ? Rien n’empêche qu’elle soit dénoncée. La question n’est pas anodine, puisque l’objet même de l’association SMEC Tennis, c’est bien l’occupation des terrains et autres infrastructures. L’association n’aurait alors plus d’objet et pourrait bien disparaître purement et simplement.

 

4. Qu’adviendrait-il des 5 salariés employés par l’association ?

 

5. Qu’adviendrait-il également du mobilier qui, lui, appartient à l’association ? Car les terres, les moquettes, tout l’actif mobilier appartient à l’association et non à la ville.

 

Au-delà de toutes ces questions qui se posent aujourd’hui, se pose la question de la survie d’un club sportif porté avec enthousiasme et dévouement par une équipe dirigeante jeune, s’investissant sans compter, des salariés investis également, et on voit bien la manière dont ils sont parvenus à remonter ce club à en juger au nombre d’adhérents (600 je le rappelle) et aux résultats sportifs.

 

Alors que des capitaux privés soient nécessaires d'ici quelques années pour rénover les infrastructures, c'est certain. On le sait, des travaux sont à faire, qui ne sont pas du tout à la hauteur des sommes avancées par certains, mais qui ne sont pas négligeables (30.000 € environ et non 300.000 € comme j’ai pu l’entendre ici ou là).

 

Mais si la ville venait à céder des terrains dont on ne peut être assuré à plus long terme de la destination, ce serait alors ne pas tenir compte de l'immense effort de l'équipe dirigeante en place et des salariés qui s'investissent sans relâche depuis 3 ans pour faire vivre (ou revivre) cette association sportive.

 

L’annonce brutale du rachat de ce club dans la presse, sans avoir pris le soin de prendre l’attache du Président actuel, ce n’est rien d’autre qu’une OPA avec un mépris terrible pour le travail fourni par cette association.

 

Ce club a une histoire Monsieur le Maire qui remonte à plus de 50 ans. Les enfants y jouent, y apprennent le tennis, continuent à venir s’y entrainer à l’âge de l’adolescence avec leurs copains, et adultes continuent à y venir avec leurs propres enfants. On ne peut se contenter de raisonner en termes de profit.

 

Car j’ai peur qu’il soit davantage question aujourd’hui d’une opération commerciale avec au bout la perspective d’une bonne affaire, que d’une noble ambition tennistique, même si certains ont pu l’imaginer un temps.

 

Alors Monsieur le Maire, vous avez un choix à faire : le choix du monde des affaires, ou permettre à une association sportive riche de 600 adhérents de continuer à vivre. Le monde des affaires et le monde associatif font rarement bon ménage.

 

Et que ce soit sur ce sujet ou sur celui de l’EURO, je réitère mes vœux de prudence et de vigilance.

 

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Construction du Grand Stade pour l'EURO 2016

 

Au delà de la popularité d'un tel évènement, plusieurs questions se posent aujourd'hui.

 

Lors du Conseil Municipal du mois de septembre 2009, nous avons tous votés à l'unanimité la candidature de la ville de Metz pour accueillir l'EURO 2016. Nancy et Strasbourg en avaient fait autant.

 

Le coût annoncé pour ce stade était alors de 32 Millions d'Euros, avec une participation maximum de 10 Millions d'euros pour la ville de Metz, des cofinancements publics et des investisseurs privés. A l'époque, je réclamais déjà dans le montage financier davantage de fonds privés.

 

Qu'en est-il aujourd'hui ?

 

1. On nous annonce un coût global de 45 M€ : 10 M€ pour la ville de Metz, 10M€ pour le Conseil Général, 8 M€ de l'Etat et le complément en financements privés.... Mais où sont ces financements? Viendront-ils d'un emprunt, et si oui qui portera cet emprunt ?

 

L'outil juridique annoncé pour porter ce projet serait une Société d'Economie Mixte. Si tel est le cas, c'est bien la SEM qui portera cet emprunt.. SEM dont la ville sera actionnaire. Et es collectivités publiques seraient alors pieds et poings liés en cas de dépassement budgétaire ou déséquilibre financier.

 

2. Sur le montant des travaux nécessaires hors contexte de l'EURO : L'argument selon lequel des travaux pour refaire le stade seraient de toute façon nécessaires et bénéficieraient dans le cadre de l'EURO de cofinancements ne tient pas. On sait pertinemment que les prescriptions et contraintes techniques sont bien plus importantes pour un évènement de ce type, que pour un stade de ligue 1 ou de ligue 2.

 

Le coût des travaux nécessaires aujourd'hui pour garder notre stade en l'état n'a rien de comparable avec les sommes nécessaires pour accueillir l'EURO. Et si Strasbourg et Nancy ont jeté l'éponge, ce n'est pas sans raison.

 

3. Le projet de l'EURO est en réalité un grand projet immobilier dont l'équilibre financier repose principalement sur la location de bureaux. En avons-nous besoin aujourd'hui ? N'avons-nous pas suffisamment d'espaces disponibles entre le Boulevard de Trêves, le Technopole 2 à venir, la Zac de l'amphithéâtre, l'ancienne manufacture des Tabacs Altadis, etc..., au risque de voir de nouvelles friches se développer ? Quelle capacité la ville a-t-elle aujourd'hui à digérer tout cela ?

 

4. Enfin, on nous parle de l'image de Metz sublimée par cet évènement et de son développement économique. Bien des villes ont aujourd'hui un grand stade, mais bien peu ont un taux de remplissage hôtelier à la hauteur de leurs espoirs d'antan.

 

Il nous faut aujourd'hui bien réfléchir sur nos priorités, sur les vecteurs de développement de notre ville et ne pas nous précipiter sur des chemins hasardeux alors que tant de projets, urbains notamment, méritent d'être portés avec tout autant d'enthousiasme et restent aujourd'hui en attente de financements.

 

Il est aujourd'hui beaucoup plus facile de porter ce projet et certainement plus démagogique aussi.... mais le contexte économique a changé, le coût du projet également. Et la prudence est plus que jamais de rigueur.

 

 

Par NCO - Publié dans : Politique locale
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:31

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L'annonce dans les colonnes du Républicain Lorrain il y a quelques jours de l'intention de rachat des infrastructures immobilières du SMEC Tennis par la SAS Open Moselle a semé le trouble dans l'esprit des dirigeants et des adhérents du club sportif, et non sans raison.

 

La ville de Metz, propriétaire des terrains, aurait été contactée pour les vendre et Dominique Gros y aurait réservé un "bon accueil".

 

Ce club, qui compte aujourd'hui 600 adhérents, ferait donc l'objet de convoitises avec une ambition tennistique régionale affichée, celle de promouvoir le tennis de compétition.

 

Si l'intention parait louable, en quoi l'acquisition du foncier semble-t-elle si "capitale" aux yeux de la SAS Open Moselle ? En quoi l'ambition sportive est-elle conditionnée par le rachat des terrains, et semble si intimement liée à la réalisation du Grand stade (lire RL du 18 février, où l'on évoque la création d'un grand pôle avec la construction du grand stade...) ? Et l'estimation des domaines reposerait-elle sur la valeur de terrains de tennis ou sur ce qu'ils pourraient devenir ?

 

Que des capitaux privés soient nécessaires d'ici quelques années pour rénover les infrastructures, c'est certain.

 

Mais si la ville venait à céder des terrains dont on ne peut être assuré à plus long terme de la destination, ce serait alors ne pas tenir compte de l'immense effort de l'équipe dirigeante en place qui s'investit sans relâche depuis 3 ans pour faire vivre (ou revivre) cette association sportive.

 

Et les 600 adhérents actuels prouvent à quel point ils ont su relever le défi !

Par NCO - Publié dans : Politique locale
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:25

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Suite à l'article paru dans le Républicain Lorrain du 21 février, je souhaite revenir sur le projet de construction du Grand Stade en vue de l'EURO 2016

 

Au delà de la popularité d'un tel évènement, plusieurs questions se posent à laquelle aujourd'hui personne n'apporte de réponse concrète :

 

1. On nous annonce un coût global de 45 M€ ... 10 M€ pour la ville de Metz, 10M€ pour le Conseil Général, 8 M€ de l'Etat et le complément en financements privés. Mais où sont ces financements ? Viendront-ils d'un emprunt, et si oui qui portera cet emprunt ? L'outil juridique annoncé pour porter ce projet serait une Société d'Economie Mixte. Les collectivités publiques seraient alors pieds et poings liés en cas de dépassement budgétaire ou déséquilibre financier.

 

2. Sur le montant des travaux nécessaires hors contexte de l'EURO : L'argument selon lequel des travaux pour refaire le Stade seraient de toute façon nécessaires et bénéficieraient dans le cadre de l'EURO de cofinancements ne tient pas. On sait pertinemment que les prescriptions et contraintes techniques sont bien plus importantes pour un évènement de ce type, que pour un stade de ligue 1 ou de ligue 2. Le coût des travaux nécessaires aujourd'hui pour garder notre stade en l'état n'a rien de comparable avec les sommes nécessaires pour accueillir l'EURO. Et si Strasbourg et Nancy ont jeté l'éponge, ce n'est pas sans raison !

 

3. Le projet de l'EURO est en réalité un grand projet immobilier dont l'équilibre financier repose principalement sur la location de bureaux. En avons-nous besoin aujourd'hui ? N'avons-nous pas suffisamment d'espaces disponibles entre le Boulevard de Trêves, le Technopole 2 à venir, la Zac de l'amphithéâtre, l'ancienne manufacture des Tabacs Altadis, etc..., au risque de voir de nouvelles friches se développer ? Quelle capacité la ville a-t-elle aujourd'hui à digérer tout cela ?

 

4. Enfin, on nous parle de l'image de Metz sublimée par cet évènement et de son développement économique. Bien des villes ont aujourd'hui un grand stade, mais bien peu ont un taux de remplissage hôtelier à la hauteur de leurs espoirs d'antan.

 

Il nous faut aujourd'hui bien réfléchir sur nos priorités, sur les vecteurs de développement de notre ville et ne pas nous précipiter sur des chemins hasardeux alors que tant de projets, urbains notamment, méritent d'être portés avec enthousiasme et restent aujourd'hui en attente de financements.

Par NCO - Publié dans : Politique locale
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:21

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Elections législatives 2012

Deuxième circonscription de la Moselle

 

EXPRIMEZ VOUS !

CONSULTATION CITOYENNE

 

 

"Madame, Mademoiselle, Monsieur

 

J’ai décidé d’être candidate aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 dans la deuxième circonscription de Moselle, qui couvre les cantons de Metz 4 (Grange aux Bois, Vallières, Borny, Hauts de Queuleu et Grigy), de Verny, d’Ars sur Moselle et de Montigny les Metz.

 

Je suis candidate parce que je considère, comme de nombreux habitants que trop de décisions se prennent à Paris, loin du terrain, sans nous.

 

C’est pourquoi je lance cette grande consultation citoyenne.

 

Vous trouverez ci-dessous un lien vers un questionnaire sur les problèmes et les solutions pour notre circonscription. N’hésitez pas à y répondre le plus librement possible. Je m’engage de mon côté à vous informer des résultats de cette consultation et bien sûr à tout faire pour que vous soyez entendus.

 

Ce sont les principes mêmes de la démocratie qu’il nous faut appliquer au quotidien : écouter avant d’agir, consulter avant d’agir.

 

Merci d’avance pour votre participation citoyenne et à très bientôt !"

 

Nathalie Colin-Oesterlé

 

 

Merci de bien vouloir prendre quelques instants, seul ou en famille, pour répondre à ce questionnaire et le complèter en ligne :


https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dHdPSnBoR2Q4ZDNiam5LQ3pHRjVNVmc6MA

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 20:34

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L'arrivée sur le site de la base aérienne de Metz Frescaty de la société ECOMOUV' chargée par l'Etat de collecter l'écotaxe sur les poids lourds, implantation prévue dès l'été 2012 pour être opérationnelle en 2013, est une excellente nouvelle.

 

Il s'agit tout d'abord de 200 emplois véritablement créés, "ex-nihilo", dont bénéficiera l'ensemble de l'agglomération messine sur un site dont on peut penser maintenant qu'il ne sera pas inscrit au catalogue des friches militaires et industrielles.

 

Enfin, ce résultat est le fruit d'une efficace collaboration entre l'Etat et les collectivités locales, trop rare et souvent sacrifiée pour des raisons partisanes. C'est aussi et surtout un signe fort de l'Etat envers notre agglomération en termes de compensations militaires attendues.

Par NCO - Publié dans : Politique locale
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