Portrait

Publié le par D. Cybèle

(Nathalie Colin-Oesterlé en discussion avec Hervé Morin, Ministre de la Défense)

 

 

Chez Nathalie Colin-Oesterlé, la politique est un peu une affaire de famille. Fille d’un ancien député du Var, elle a très tôt baigné dans cette ambiance de service de la cause publique.

 

Son parcours universitaire orienté vers le droit, lui permet de donner corps à son projet personnel. Mais en même temps, cette formation supérieure fait apparaître l’un des traits marquants de sa personnalité. Brillante mais néanmoins travailleuse, elle obtient ainsi sa double maîtrise de droit privé et de droit privé carrières judiciaires avec la mention bien. Son DESS de droit de l’immobilier est acquis dans les mêmes conditions et il en va de même pour son DESS de droit notarial.

 

La carrière, qui s’annonce brillante, bifurque cependant, car sur les bancs de l’Université Paris-Assas elle rencontre un Messin, qui devient son mari. Cette union la ramène dans sa terre d’origine, puisque son père, avant d’être élu du sud, était lorrain. A trois reprises Nathalie devient maman, mais entretemps, elle est chargée de mission du député-maire de Freyming-Merlebach. La politique est revenue au galop dans la vie de cette pétillante jeune personne. Après cette cure, elle intègre le conseil régional et la direction de la formation, puis devient chargée de mission auprès de cette même direction. A ce moment Jean-Marie Rausch, maire de Metz repère la personne et sa trajectoire. Elle entre au conseil municipal en 2001. Bientôt cependant, éprise de liberté de penser et d’agir, elle rejoint les bancs de l’opposition modérée avec quelques-uns de ses colistiers. A partir de cet instant, en séances, elle fait entendre sa voix, sa différence. Elle l’accomplit avec détermination, ne cédant jamais d’un pouce, même face aux invectives du tutélaire premier magistrat.

 

Car c’est aussi cela qui qualifie le mental de cette élue : l’opiniâtreté.  Elle est une coureuse de fond, une pratique qu’elle n’a jamais abandonnée et qui lui fournit le ressort que tous ceux qui la connaissent, perçoivent d’entrée de jeu. N’allez cependant pas penser, que chez elle tout est calcul et stratégie. Elle est d’abord une personne bien vivante, inscrite dans la vie de la cité et dans la vie tout court. C’est aussi une artiste qui a appris le piano au conservatoire de Toulon.

 

Musique et politique cela rime. Lorsque qu’elles sont bien interprétées, en résulte l’harmonie. L’aventure municipale ne s’est pas arrêtée en 2008, mais aujourd’hui Nathalie est plus nettement dans l’opposition. Les coudées franches, elle a retroussé ses manches et décidé d’entrer totalement en politique. Présidente du Nouveau centre pour la Moselle, elle a représenté son parti aux Européennes et elle est désormais chef de file pour les Régionales.

 

Le reste demeure à écrire, mais nul doute que cette tonique jeune femme soit résolue à en tenir la plume.

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